La passion

La passion
Mes rapports avec cet homme furent passionnels.

Combien je déteste la passion !

Quelle abomination, quelle affreuse maladie !

Le passionné est un athlète, il ne connaît ni la faim, ni le froid, ni la fatigue ; il vit par un miracle. {...}.

Le passionné ignore le monde extérieur, les autres êtres ; il ne voit en eux que des instruments ; le temps, le bonheur, les droits du voisin n'existent pas pour lui ; il ne connaît pas d'obstacles, il vient à bout de tout ; il est capable d'une patience de fourmi et d'une force d'éléphant. Il n'a aucun respect humain.

La passion est, avec la peur, le vrai paroxysme.

d'après l'Allure de Chanel, P. Morand
# Posté le vendredi 12 juin 2009 12:33

Ah Ah Ah.......!!!!!

Ah Ah Ah.......!!!!!
« Le sup' est rieur, mais le spé chiale »



P.S: Il me semble que j'aperçois le bout du tunnel!
# Posté le dimanche 05 avril 2009 13:34

Ecrire

Ecrire
Ecrire...
Écrire. Écrire pour obéir au besoin que j'en ai.

Écrire pour apprendre à écrire. Apprendre à parler.

Écrire pour ne plus avoir peur.

Écrire pour ne pas vivre dans l'ignorance.

Écrire pour panser mes blessures. Ne pas rester prisonnier de ce qui a fracturé mon enfance.

Écrire pour me parcourir, me découvrir. Me révéler à moi-même.

Écrire pour déraciner la haine de soi. Apprendre à m'aimer.

Écrire pour surmonter mes inhibitions, me dégager de mes entraves.

Écrire pour déterrer ma voix.

Écrire pour me clarifier, me mettre en ordre, m'unifier.

Écrire pour épurer mon oeil de ce qui conditionnait sa vision.

Écrire pour conquérir ce qui m'a été donné.

Écrire pour susciter cette mutation qui me fera naître une seconde fois.

Écrire pour devenir toujours plus conscient de ce que je suis, de ce que je vis.

Écrire pour tenter de voir plus loin que mon regard ne porte.

Écrire pour m'employer à devenir meilleur que je ne suis.

Écrire pour faire droit à l'instance morale qui m'habite.

Écrire pour retrouver - par delà la lucidité conquise - une naïveté, une spontanéité, une transparence.

Écrire pour affiner et aiguiser mes perceptions.

Écrire pour savourer ce qui m'est offert. Pour tirer le suc de ce que je vis.

Écrire pour agrandir mon espace intérieur. M'y mouvoir avec toujours plus de liberté.

Écrire pour produire la lumière dont j'ai besoin.

Écrire pour m'inventer, me créer, me faire exister.

Écrire pour soustraire des instants de vie à l'érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu'elle ne demeure comme une terre en friche.

Écrire pour affirmer certaines valeurs face aux égarements d'une société malade.

Écrire pour être moins seul. Pour parler à mon semblable. Pour chercher les mots susceptibles de le rejoindre en sa part la plus intime. Des mots qui auront peut-être la chance de le révéler à lui-même. De l'aider à se connaître et à cheminer.

Écrire pour mieux vivre. Mieux participer à la vie. Apprendre à mieux aimer.

Écrire pour que me soient donnés ces instants de félicité où le temps se fracture, et où, enfoui dans la source, j'accède à la l'intemporel, l'impérissable, le sans-limite.

Charles Juliet
# Posté le dimanche 11 janvier 2009 13:54

Lambeaux - Charles Juliet

Lambeaux - Charles Juliet
Dans cet ouvrage, l'auteur a voulu célébrer ses deux mères : l'esseulée et la vaillante, l'étouffée et la valeureuse, la jetée-dans-la-fosse et la toute-donnée.
La première, celle qui lui a donné le jour, une paysanne, à la suite d'un amour malheureux, d'un mariage qui l'a déçue, puis quatre maternités rapprochées, a sombré dans une profonde dépression. Hospitalisée un mois après la naissance de son dernier enfant, elle est morte huit ans plus tard dans d'atroces conditions.
La seconde, mère d'une famille nombreuse, elle aussi paysanne, a recueilli cet enfant et l'a élevé comme s'il avait été son fils.
Après avoir évoqué ces deux émouvantes figures, l'auteur relate succintement son parcours. Ce faisant, il nous raconte la naissance à soi-même d'un homme qui est parvenu à triompher de la «détresse impensable» dont il était prisonnier. Voilà pourquoi Lambeaux est avant tout un livre d'espoir.
# Posté le dimanche 11 janvier 2009 13:37

Le luxe, ce n'est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité. C.C

Le luxe, ce n'est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité. C.C













Il y a de ces femmes que l'on admire et que l'on envie...
Qui nous donne de l'espoir et en même temps du courage,
afin de construire quelque chose au cours de notre vie.
Surtout lorsqu'on a vingt ans : tous les espoirs sont permis.




# Posté le mercredi 31 décembre 2008 05:59
Modifié le mercredi 31 décembre 2008 06:15